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vendredi 4 mars 2016

Les flammes de Whidbey d'Elizabeth George

Les flammes de Whidbey d'Elizabeth George, Presse de la Cité


La quatrième de couverture: Voilà un an que Becca s'est installée sur l'île de Whidbey, après avoir fui son dangereux beau-père. Elle espère toujours des nouvelles de sa mère, partie chercher un endroit où elles pourraient, ensemble, tout recommencer. En attendant, elle mène une vie normale de lycéenne avec Derric, son petit copain, et Jenn, sa meilleure amie. Une vie normale, ou presque. Depuis quelques semaines une série d'incendies criminels fait rage et la jeune fille a des soupçons sur l'identité du coupable. Mais, pour obtenir des preuves suffisant à son arrestation, elle va devoir apprendre à mieux contrôler son pouvoir, qui semble prendre une direction inattendue : elle entendait jusque-là des « murmures », elle a maintenant des visions...

Ce que j'en pense: Enfin de retour pour une petite chronique livresque! Pour aujourd'hui, je vous présente Les flammes de Whidbey d'Elizabeth George. Ce livre m'a gentiment était envoyé par les éditions des Presses de la Cité que je remercie.
Ne vous fiez pas à sa couverture un peu cliché, ce livre est tout sauf ennuyeux.
L'intrigue d'abord... Bon, j'avoue, j'ai vite découvert que le livre que j'avais entre les mains était le troisième tome d'une série que je ne connaissais pas. Heureusement, grâce à l'habileté de l'auteure et à mon intelligence supra- naturelle (Oh?! Mes chevilles enflent!), je n'ai eu aucune difficulté à comprendre l'ensemble de l'histoire. Alors grosso modo, Becca est une jeune ado qui entend des "murmures", qui a fui son beau père et s'est réfugiée dans la ville de Whidbey. L'intrigue commence lorsque une série d'incendies se déclare. Cette vague de feu coïncide avec l'arrivée de trois personnes (bizarre, bizarre....). Bref, vous aurez compris qu'il s'agira ici de savoir qui met le feu et pourquoi.
L'intrigue est sympa mais sans grand rebondissement comme j'aime. Le rythme global est plan plan. J'ai bien senti que la grosse intrigue générale (celle qui se poursuit sur tous les tomes) n'avait pas beaucoup avancé. C'est donc un récit plutôt pépère mais où on ne s'ennuie pas.
Ce que j'ai préféré dans ce livre, ce sont les personnages plus que l'intrigue en général. Ils sont plutôt nombreux et ce sont en majorité des ados. J'ai aimé suivre leurs états d'âmes et rentrer dans leurs petites têtes. Les personnages sont très attachants. Bizarrement, ce n'est pas Becca qui m'a le plus séduite mais Seth son meilleur ami.
Au niveau stylistique, l'écriture est très agréable et le roman donne envie de lire les tomes précédents et suivants. L'auteure dissémine subtilement des informations à propos des "murmures" qu'entend Becca mais sans trop en dire. Elle nous met en appétit, nous appâte mais ne nous dit rien de plus, ce qui est un peu frustrant tout de même.
Vous l'aurez compris, ce livre fait amplement son job en étant agréable et divertissant. Je ne suis néanmoins pas sûre qu'il marquera mon esprit.

Bref: Une lecture agréable mais sans réel plus.

Je remercie Presses de la Cité pour sa confiance. 

mercredi 30 décembre 2015

Zone de non- droit d'Alex Berg

Zone de non-droit d'Alex Berg, Babel Noir

Ce que j'en pense: Ce livre que j'ai reçu à l'occasion de Masse Critique sur Babelio, sonne de façon tragique avec les récents événements de notre actualité.
En effet, l'action prend effet à Hambourg où Valerie Weymann, une jeune avocate allemande, se fait arrêter car elle est suspectée d'avoir commis des attentats. Supposée comme complice de cet acte abominable elle va traverser un véritable cauchemar pour prouver son innocence.
Comme vous l'aurez compris ce roman fait un triste echo aux attentats du 13 novembre d'autant que dans l'intrigue de ce thriller, un autre attentat est commis juste avant un grand congrès mondial sur le climat.
Une action qui est donc au top et nous tient en haleine jusqu'au bout.
L'intrigue est porté par un personnage principal féminin d'un grand charisme. Valerie Weymann fait preuve d'une grande force de caractère et subit des choses peu soutenable pour la plupart des êtres humains. Certaines scènes m'ont vraiment mises mal à l'aise et d'autres m'ont légèrement données la nausées. pourtant je suis plutôt une adepte du genre mais là j'avoue que ça balance du lourd.
L'écriture de l'auteur est agréable même si je trouve que par moment les différents passages entre les points de vue des personnages est brouillon et mène à la confusion.
Bref: Un bon thriller.

jeudi 26 novembre 2015

Contes du lundi d'Alphonse Daudet

Contes du lundi d'Alphonse Daudet, Livre de Poche

Ce que j'en pense: Cette semaine c'est un grand classique de la littérature de jeunesse que je vous présente. Les contes du lundi est donc un recueil de contes écrit par Alphonse Daudet. Le contexte historique prend place après la guerre avec la Prusse. Chaque histoire nous propose un regard d'enfant sur des situations parfois compliquées.
J'aime l'écriture de Daudet que je trouve agréable. C'est toujours un régal pour moi de lire un de ses livres. Personnellement, je conseillerai une lecture de ce genre plutôt au niveau collège car le langage utilisé reste élaboré.
Il y a plusieurs degré de lecture dans ce recueil et il faut y revenir adulte pour en percevoir toute la profondeur ainsi que toute la beauté du langage.

Bref: Une lecture agréable à plusieurs degrés de lecture.

jeudi 19 novembre 2015

Petit Chaperon Rouge de Poslaniec

Petit Chaperon Rouge de Christian Poslaniec

Ce que j'en pense: Tout le monde connaît l'histoire du Petit Chaperon Rouge, il est donc compliqué pour un auteur de s'attaquer à une réécriture de ce conte ancestral. Je ne compte plus le nombre de version que j'ai pu lire de ce conte. Réadapté sous différentes formes, Christian Poslaniec nous offre cette fois une version théâtralisée.
Poslaniec transforme donc ce conte en une pièce de théâtre. L'auteur reste assez près de l'histoire originale bien que quelques détails diffèrent.
J'ai apprécié cette lecture non pas pour son suspens mais pour le changement de forme qu'il apporte au conte ainsi que pour son traitement original.
J'aborde parfois cette pièce avec les CE2 dans le cadre d'un réseau littéraire sur les réécritures du Petit Chaperon Rouge et les élèves qui se frottent parfois pour la première fois à la lecture d'une pièce accrochent plutôt bien.

Bref: Une adaptation originale et agréable.

jeudi 12 novembre 2015

Histoires inédites du Petit Nicolas de Goscinny et Sempé

Histoires inédites du Petit Nicolas de Goscinny et Sempé, IMAV Editions

Ce que j'en pense: Le Petit Nicolas doit être un des petits garçons les plus célèbre en France. Connu pour ses nombreuses aventures, il enchante les petits et les grands.
Les personnages de ce livre sont truculents et drôles. Du fayot, à celui qui ne fait que manger, les personnages du Petit Nicolas me régalent à chaque fois.
J'aime les situations dans lesquelles il a l'art de se fourrer, sa façon de voir le monde et cet univers si particulier.
Goscinny a une plume délicieuse. Il a su s'adapter au regard d'un enfant et utiliser le vocabulaire adéquat. Quant à Sempé, il a su donner vie à ce personnage si attachant.

Bref: Un petit bijou et un grand classique de la littérature de jeunesse.

vendredi 6 novembre 2015

J'ai construit la grande pyramide de Christian Jacq

J'ai construit la grande pyramide de Christian Jacq, XO Editions


La quatrième de couverture: Je suis né il y a cinq mille ans dans un village du sud de l’Égypte. J’aurais dû rester paysan, comme mon père. Mais je me suis révolté contre un scribe de la corvée, le Profiteur, et je me suis enfui pour échapper à la prison.

Dans la capitale, j’ai eu la chance d’être recruté sur un gigantesque chantier, celui de la future Grande Pyramide de Khéops. Embauché au bas de l’échelle, j’ai écouté les paroles de mes maîtres afin de devenir tailleur de pierre. Et j’ai été associé à toutes les étapes de la construction d’une pyramide unique et inégalable.
Vingt ans…
Vingt ans d’une aventure peuplée de dangers, au cours de laquelle j’ai connu de rudes épreuves, des amitiés indestructibles et un amour fou.
La vie dont je rêvais et qui s’est construite par mes mains.


Ce que j'en pense: Dans ce roman nous suivons l'histoire d'un paysan qui s'élève au rang de tailleur de pierre et grimpe les échelons petit à petit. Sur fond de construction de la grande pyramide de Khéops, Christian Jacq nous livre  une histoire prenante, pleine de rebondissements et de magie.
Une atmosphère particulière se dégage de ce livre. J'ai vraiment eu la sensation d'assister à quelque chose d'exceptionnel.
Le personnage principal est attachant et charismatique. Il a la particularité de nous dévoiler son prénom seulement à la fin du roman. Comme tous les héros de Christian Jacq, ce personnage est bon, gentil et remplit de qualité.
La seule chose que je reprocherai à l'auteur c'est ses personnages. Soit bon, soit méchant et sans réelle nuance, il nous expose un univers manichéen qui me dérange vraiment. Un travail plus approfondit sur les protagonistes serait vraiment le bienvenu et donnerai selon moi plus de relief au roman.
Outre ce défaut, l'écriture de Christian Jacq reste agréable. Cet auteur a l'art de nous plonger dans un univers vraiment à part. Chaque fois, je me sens transportée dans l'Egypte Antique que j'adore. J'apprécie aussi le fait de m'instruire tout en lisant un roman.

Bref: Une véritable lecture plaisir.

Je remercie XO Editions pour cette lecture et leur confiance.

vendredi 30 octobre 2015

Le Trône de Fer, Tomes 1 et 2 de George R.R Martin

Le Trône de Fer, Tomes 1 et 2 de George R.R Martin, J'ai Lu

La quatrième de couverture: Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targayen, Robert Baratheon est devenu le souverain du royaume des Sept couronnes.

Ce que j'en pense: Faire un résumé de cette première partie est quasi impossible tellement le récit est riche et complexe. Tout ceci peut de prime abord paraître un peu... compliqué mais je me suis tellement prise au récit que je n'ai pas ressenti plus de difficulté que ça à suivre le fil. Cette première partie contient tous les ingrédients pour faire un bon roman: Rebondissements, suspens, action et vengeance.
La difficulté majeure de ce livre est en fait de se repérer dans les personnages qui sont très nombreux. Entre, les différents royaumes, les différentes maisons etc, il peut parfois s'avérer complexe de savoir qui est qui. Personnellement, je suis une grande fan de la série et je pense que cela m'a aidé à me repérer plus facilement.
Les personnages en eux même sont bien campés. Ils ont chacun une histoire et un caractère bien spécifique ce qui fait d'eux des êtres uniques. Je suis d'ailleurs épatée par le travail colossal fourni par l'auteur.
Le texte est organisé autour de différents personnages que l'on suit chacun leur tour. Les récits s'entrecroisent et se complètent donc de façon habile. Là aussi, le travail sur la trame narrative est impressionnant. Tout ceci est complété par une écriture agréable et accrocheuse.

Bref: Un véritable plaisir de lecture.

vendredi 23 octobre 2015

A l'ombre du mal de Robert Crais

A l'ombre du mal de Robert Crais, Pocket


La quatrième de couverture: Sur les collines en flammes de L. A., dans un bungalow abandonné, la police découvre le corps d'un homme, une balle dans la tête. Dans sa main, l'arme du crime. À ses pieds, un album photo avec les polaroïds de sept cadavres de femmes... Soulagement au L.A.P.D. : le serial killer s'est suicidé. Et sept meurtres sont élucidés. Mais il en faut plus pour convaincre Elvis Cole. C'est lui qui avait permis de faire relâcher cet homme cinq ans plus tôt et il ne croira à sa culpabilité que lorsqu'il aura tiré lui-même l'affaire au clair... En pleine crise de conscience, sommé de rendre des comptes, le détective privé va se lancer dans une enquête de tous les dangers avec l'aide de son acolyte Joe Pike pour sauver son honneur et faire triompher la vérité. Et si le véritable tueur courait encore ?



Ce que j'en pense: Un ancien suspect de meurtre est retrouvé mort avec des photos d'autres homicides. Elvis Cole ,qui l'avait fait innocenter, est persuadé que c'est un coup monté et mène l'enquête.
Tous les ingrédients sont réunis pour faire un succès. Suspens, actions, rebondissements, l'enquête est rondement menée. Tout se déroule de façon intelligente et j'ai été absorbée par l'histoire.
Elvis Cole tient lieu de personnage principal et de narrateur. Ce détective privé est intelligent, drôle mais aussi têtu. C'est d'ailleurs grâce à cela que l'enquête avance. C'est vraiment un personnage que j'ai apprécié, bien campé, qui ampli tout le roman. C'est lui qui mène la danse.
Outre Elvis Cole, le roman propose un large panel de protagonistes avec toutes sortes de caractères. Pour le coup, je trouve que c'est assez complet.
L'écriture quant à elle est fluide et efficace. J'ai aimé le choix de l'auteur de faire suivre Elvis Cole. Il y a un gros travail sur la trame et le suspens. Je me suis sentie prise dans l'intrigue et j'ai trouvé la lecture agréable. J'ai été tenue en haleine jusqu'au bout.

Bref: Une lecture agréable et une enquête bien menée.

vendredi 16 octobre 2015

Les profondeurs de James Grippando

Les Profondeurs de James Grippando, Mosaic

La quatrième de couverture: Les marais des Everglades sont troubles, ce matin. On vient de trouver le corps d’une femme. Une femme noire. Abe est procureur, réputé irréprochable et sans tache et, pour lui, cette scène de crime n’est pas différente d’une autre. Mais quand on identifie le corps, et que l’agent Victoria Santos lui demande s’il connaît cette femme, Abe hésite à répondre… Une seconde d’hésitation qui le propulse du côté des suspects. Et l’entraîne dans les profondeurs d’une spirale infernale le jour où sa propre femme, Angelina, disparaît à son tour.

Ce que j'en pense: Un tueur en série qui massacre des femmes blanches et laisse leurs corps dans les Everglades... Il n'en fallait pas plus pour attirer mon attention sur ce thriller. 
Je me suis donc plongée dans cette intrigue comme dans un gant (un gros gant quand même). Rebondissements, actions et suspens sont au rendez- vous. La trame est bien travaillée et minutieuse et c'est vraiment une mécanique bien huilée. En fait, le truc dans ce roman c'est que finalement, l'enquête de base passe au second plan pour laisser place à une autre histoire bien plus intéressante. C'est donc deux mystères qu'il faut résoudre. J'avoue juste que j'ai été un peu déçue par le dénouement d'une des enquête que j'ai trouvé bâclée et intriguée par le final de la seconde qui laisse planer un doute. J'étais persuadée tout le long du roman d'une chose et finalement je me suis retrouvée un peu désarçonnée.
L'intrigue est donc un point fort de ce roman mais les personnages en sont un autre majeur. Alors, comment dire... D'abord, il y a Abe Beckam, le personnage principal qui est très attachant. Procureur, il était au départ seulement en charge de l'affaire mais s'y retrouve mêlé personnellement. Il cumule les tuiles et semble le bouc émissaire de tous les autres personnages. Franchement, j'en venais presque à le plaindre parce que les autres personnages étaient juste affreux!
Je n'ai pas le souvenir d'avoir ressenti autant d'antipathie et de colère envers autant de personnages dans un roman! Sans rire, ce sont tous une bande de c**. Attention petits florilèges: Santos qui est détective au FBI est une espèce d'acharnée! Elle a décidé que c'était Abe le coupable et fait de multiples coups bas pour le prouver même lorsque les preuves disent le contraire (comme une envie de la claquer!). JT, l'ex beau frère est complètement hystérique voire fou. Il prend Abe pour son boy et abuse franchement de sa gentillesse et ça c'est sans parler de sa paranoïa. Il pense que tout tourne autour de lui... Mais le pompon, je l'attribuerai au personnage d'Angelina, la femme d'Abe. Alors celle- là elle est coléreuse, égocentrique, manipulatrice, violente et j'en passe. Bref.... Je les ai détesté!
Notons le tour de force de l'auteur qui arrive à éveiller chez moi des sentiments aussi négatifs pour des personnes qui somme toute n'existent pas.
En parlant de l'auteur, j'ai trouvé son style très agréable à lire et son écriture un peu nerveuse ce qui donne un bon rythme général au roman. Il a également pris le parti de varier les narrateurs. Ce choix est fréquent dans les thrillers mais franchement, dans ce cas il n'avait aucun réel intérêt. L'ensemble néanmoins sonne juste et m'a totalement emballé.

Bref: Un très bon thriller à l'écriture bien maîtrisée.


Je tiens à remercier les éditions Mosaic pour leur confiance.

vendredi 9 octobre 2015

La Zone d'Intérêt de Martin Amis

La Zone d'Intérêt de Martin Amis, Calmann- Lévy


La quatrième de couverture: 
DÉCOR: Camp de concentration Kat Zet I en Pologne.
PERSONNAGES: Paul Doll, le Commandant : bouff on vaniteux, lubrique, assoiffé d’ alcool et de mort.

Hannah Doll, l’ épouse : canon de beauté aryen, mère de jumelles, un brin rebelle.
Angelus Thomsen, l’ officier SS : arriviste notoire, bellâtre, coureur de jupons.
Szmul, le chef du Sonderkommando : homme le plus triste du monde.
 ACTION: La météorologie du coup de foudre ou comment faire basculer l’ ordre dans un système allergique au désordre.
Comment explorer à nouveau la Shoah sans reprendre les mots des autres ? Comment oser un autre ton, un regard plus oblique ? En nous dévoilant une histoire de marivaudage aux allures de Monty Python en plein système concentrationnaire, Martin Amis remporte brillamment ce pari. Une manière habile de caricaturer le mécanisme de l’horreur pour le rendre plus insoutenable encore.

Ce que j'en pense: Comme vous l'aurez compris, cette histoire se déroule dans un camp de concentration durant la seconde guerre mondiale. Pour raconter cette histoire, l'auteur a pris le parti du point de vue des nazis. J'ai apprécié l'originalité de ce choix car il existe de nombreux livres sur la Shoah et beaucoup sont écrits du point de vue des victimes.
Pour le coup, Martin Amis a décidé de faire alterner plusieurs narrateurs tous dans le clan nazi. Là encore, originalité et bonnes idées sont au rendez- vous. De prime abord, ce roman a donc tout pour plaire d'autant qu'en trame de fond nous avons une petite histoire d'amour qui se dessine. Et pourtant... Avec moi la mayonnaise n'a pas du tout pris.
D'abord, je n'ai pas du tout aimé les personnages, les trouvant soit barbants, soit écœurants, soit sans intérêt. De plus, en y regardant de plus près, l'intrigue s'avère faiblarde. J'ai trouvé certains passages choquants. Je pense que ce qui se voulait de l'humour noir ne m'a tout simplement pas fait rire du tout.
Pour finir, je n'ai pas non plus accroché au style de l'auteur. Là aussi, je ne suis pas sûre de savoir expliquer pourquoi mais tout le long de ma lecture, j'avais cette impression de platitude et d'ennui.
Par contre, gros coup de gueule! Je ne comprends pas que dans un roman on puisse écrire des choses du type "1 ou 2 semaines" ou encore "d'1 commun accord". Pourquoi cette utilisation des chiffres?! A ce que je sache, nous ne sommes pas entrain de lire un SMS! Lorsque je suis tombée sur ce genre de chose la première fois j'ai cru à une coquille mais il s'avère que non il en pullule tout le long du roman, ce qui m'a profondément agacé. La question que je me suis posée c'est "Est- ce un choix de l'auteur ou de l'éditeur?". Si c'est l'auteur qui désire ce type d'écriture, on peut penser à un parti pris stylistique mais si c'est l'éditeur c'est tout simplement une honte.

Bref: Je n'ai pas du tout accroché.

Je remercie les Editions Calmann- Levy et le site My Boox pour leur confiance.



jeudi 8 octobre 2015

Ce qui ne nous tue pas d'Antoine Dole

Ce qui ne nous tue pas d'Antoine Dole, Actes Sud Junior

La quatrième de couverture: Lola est en colère. Contre ses parents qui se disputent sans cesse, contre les profs, contre ses amis, contre tous. Alors Lola fait la dure, cogne et finalement met les voiles. Dans sa fuite, elle trouve refuge par hasard auprès de Simone. Chez la vieille dame qui a pour seule compagnie les fantômes de ses souvenirs, le temps
s’est arrêté. Des liens de confiance se tissent lentement et Lola apprend à combler les trous de mémoire de Simone par de belles histoires. Surtout, elle fait l’apprentissage de la douceur, la voie dont elle avait besoin pour trouver l’apaisement.

Ce que j'en pense: Lola est une ado coincée entre ses parents qui divorcent. Très en souffrance, elle trouve un moyen d'expression dans la violence, ce qui lui vaut des soucis dans son collège. Un jour, elle décide de fuguer et rencontre Colette, une vieille femme à l'abandon.
Une intrigue simple qui met en avant de désarroi de deux personnes victimes de solitude et que tout oppose. Le scénario général est déjà tracé, le lecteur sait déjà où il va. La seule question que je me suis posée c'est si le dénouement serait heureux pour ces deux âmes solitaires.
Outre l'histoire, je pense que la force de ce roman repose principalement sur les personnages. Lola m'a profondément touchée. Perturbée par une situation familiale désastreuse, elle n'arrive à s'exprimer que par une violence extrême. Lorsqu'elle se retrouve chez Colette, elle réapprend la tendresse en s'occupant d'autrui. J'ai senti une bonté chez ce personnage qui m'a émue. Pourtant si en souffrance, Lola prend le temps de combler la solitude d'une personne qu'elle ne connaît pas. C'est ainsi qu'elle soignera ses propres blessures. Narratrice, on perçoit les moindres de ses sentiments et son regard sur le monde qui l'entoure est très critique.
Colette est le deuxième personnage fort de ce roman, pourtant elle est très peu présente. Complètement à l'abandon, elle vit dans un véritable dépotoir et est un personnage dans une détresse affolante. Une solitude criante de vérité qui ne peut qu'émouvoir.
Le choix de la narration qui fait des allers retours entre présent et passé créée un rythme dans ce roman dont l'intrigue pourrait paraître monotone. L'écriture est fluide et agréable. Antoine Dole s'attache énormément à la description des émotions et des perceptions.
J'avais lu beaucoup d'avis enthousiaste sur ce roman et je me suis attelée à cette lecture avec beaucoup (trop?) d'attente. Résultat, bien que touchée par les personnages, je reste un peu déçue de ce roman jeunesse.

Bref: Une lecture agréable mais sans plus.

vendredi 2 octobre 2015

48 heures pour mourir d'Andreas Gruber

48 heures pour mourir d'Andreas Gruber, l'Archipel

La quatrième de couverture: À Munich, une série de meurtres abominables est perpétrée. Un maniaque fait subir à des femmes les pires tortures avant de les tuer… 48 heures plus tard.
Sabine Nemez, jeune inspectrice, se retrouve bien malgré elle mêlée à l’affaire : sa mère est l’une des victimes de ce psychopathe. Et c’est elle qui retrouve son cadavre près du grand orgue de la cathédrale Notre-Dame…
Assistée de Sneijder, un profiler doté d’un incroyable flair et d’un caractère bien trempé, elle se lance à la poursuite du tueur. Quel esprit dérangé est capable de commettre de telles atrocités, s’interrogent-ils ?  
C’est alors que Sabine découvre qu’un livre pour enfants sert de modèle au criminel…

Ce que j’en pense : Des femmes sont enlevées… Pour les sauver, il faut résoudre une énigme dans les 48 heures.
Rien que le pitch est alléchant. Grande fan de thriller, je me suis laissée prendre à cette intrigue machiavélique. Rebondissements, suspens et actions sont présents. Bref, les ingrédients nécessaire à un bon thriller sont réunis et quel thriller mes amis ! J’admire beaucoup le travail d’Andreas Gruber sur la trame de son histoire. Bien construit, on sent que l’auteur maîtrise chaque élément, disséminant au fur et à mesure du roman les petits cailloux qui déboucheront sur un dénouement surprenant. Le rythme est haletant, porté par des personnages originaux.
Au- delà de l’intrigue, j’ai également apprécié les protagonistes présents dans ce roman. Ils sont tour à tour narrateur et nous livre une part de l’histoire. Chaque morceau s’imbrique alors parfaitement pour nous faire découvrir le tueur. Tous les personnages sont travaillés et ont un rôle bien précis. Bizarrement, j’ai développé une certaine fascination pour le coupable… Il est effrayant à souhait !
L’écriture simple et efficace complète ce roman donnant un ensemble très agréable.

Bref : Du vrai bon thriller comme j’aime.

Merci aux Editions l'Archipel pour ce partenariat.

vendredi 25 septembre 2015

Un si beau soleil pour mourir de James Patterson et Howard Roughan

Un si beau soleil pour mourir de James Patterson et Howard Roughan, l'Archipel

La quatrième de couverture: Ethan et Abby, mariés depuis peu, passent leur lune de miel sur une île enchanteresse des Caraïbes. Eaux turquoises le matin, champagne le soir… Mais le rêve prend fin, brutalement. Le couple est tué dans le sauna de leur suite de luxe.
Peu de temps après, deux amoureux convolant à Rome sont assassinés. Qui peut bien s’en prendre à des couples mariés depuis peu ?
L’ex-agent du FBI John O’Hara se voit confier  l’enquête tandis que l’agent spécial Sarah Brubaker traque de son côté un autre serial killer, dont les victimes ont un étonnant point commun : elles portent toutes le même nom : John O’Hara !
Des lors, les routes de John et de Sarah vont se croiser. Il leur faudra, pour arrêter les deux criminels, unir leurs efforts. Et plus si affinités…

Ce que j'en pense:Ce thriller nous propose deux enquêtes parallèles. D'un côté des jeunes mariés en lune de miel assassinés et de l'autre des John O'Hara qui tombent comme des mouches. Deux intrigues donc qui dans ce roman vont fusionner pour donner un roman au suspens prenant. Rebondissements, actions,effets de surprise et d'attente, tout est réuni pour que la mayonnaise prenne! Avec moi, elle a plus que pris! J'ai aimé cette intrigue haletante, ce rythme soutenu. J'ai apprécié le découpage en chapitre court qui se dévorent comme jamais.
Et si il n'y avait que l'intrigue?! Mais je suis aussi conquise par les personnages. Très charismatiques, nos deux enquêteurs sont travaillés par l'auteur de manière à leur donner de la consistance. Chacun à son histoire, son caractère. J'ai apprécié l'usage de l'humour et de l'ironie ainsi que la petite histoire d'amour qui se profile dans tout cela.
Le style de l'auteur est agréable. Il alterne les points de vue ce qui maintient l'effet d'attente. La construction générale est bonne. Les auteurs maîtrisent à la perfection le suspens et ont su jouer avec mes nerfs. J'ai été complètement conquise et happée par cette lecture que j'ai dévoré en quelques heures seulement.

Bref: Un très bon thriller.

Je tiens à remercier les éditons l'Archipel pour leur confiance.

vendredi 18 septembre 2015

Les neuf cercles de R.J Ellory

Les neuf cercles de R.J Ellory, Livre de Poche


La quatrième de couverture: 1974. Vétéran du Vietnam, John Gaines a accepté le poste de shérif de Whytesburg dans le Mississippi. Un jour, on découvre, enterré sur la berge de la rivière, le cadavre d'une adolescente, Nancy Denton, disparue vingt ans plus tôt. Le corps a été préservé par la boue, mais le cœur a été remplacé par un panier contenant la dépouille d'un serpent. Déjà traumatisé par la sale guerre du Vietnam, John est à nouveau confronté à l'horreur. Il va ainsi repartir au combat et devra faire face aux secrets et aux vérités cachées de cette petite ville tranquille. Vingt ans après le crime, c’est une nouvelle traversée des neuf cercles de l'enfer qui attend John.

Ce que j'en pense: L'intrigue de ce roman autour d'un meurtre ayant eu lieu il y a 20 ans est très accrocheuse. L'histoire de base est très bonne et donne d'emblée une bonne impulsion au roman. Malgré un certain manque d'action et un rythme parfois un peu mou, j'ai trouvé que l'intrigue était cohérente. Les rebondissements dans l'enquête sont judicieux mais arrivent souvent de façon tardive.
La majorité du livre est porté par le personnage de John Gaines. Ancien combattant, John Gaines, traumatisé par la Guerre du Vietnam mène l'enquête. Le personnage est très travaillé. C'est le narrateur et il dévoile des pans de sa personnalité au fur et à mesure de la lecture. De nombreux autres personnages gravitent autour de Gaines mais aucun n'a cette profondeur, si bien que les protagonistes peuvent passer pour superficiels ou sans âme.
L'écriture est agréable mais je l'ai trouvé parfois un peu sèche. Il y a très peu de descriptions et beaucoup de dialogues. Certains passages m'ont paru longs notamment ceux sur la Guerre du Vietnam. Lent au démarrage, le roman prend ensuite un bon rythme, installant un certain suspens. Dommage qu'à la fin, le texte recommence à traîner en longueur.
Petit bémol, pour moi ce roman n'est pas un thriller mais plus un policier.

Bref: Une lecture en demie- teinte qui manque de rythme.

Je tiens à remercier les éditions Livre de Poche pour leur confiance.


jeudi 17 septembre 2015

Marcel la mauviette d'Anthony Browne

Marcel la mauviette d'Anthony Browne, Kaléïdscope

Ce que j'en pense: Marcel est un petit singe timide qui s'excuse tout le temps même lorsque ce n'est pas de sa faute. Un jour, il décide de prendre sa vie en main et de se sculpter un corps d'athlète.
J'ai une affection toute particulière pour Marcel car parfois, j'avoue, il me fait parfois penser à moi... Ce petit singe tout timide est vraiment attachant. Il veut vraiment changer et se donne les moyens de le faire. Mais on se rend vite compte que même si il devient costaud, au fond Marcel reste toujours le grand timide que l'on connaît.
J'aime l'histoire de ce petit personnage mais j'aime aussi les illustrations aux couleurs pastels et reflétant un certains réalismes. A travers, cet album, c'est tout le talent d'Anthony Browne qui s'exprime. On y retrouve son obsession pour les singes mais aussi tout son humour tant dans l'écriture que dans le dessin (pleins de petits détails rigolos se cachent dans chaque page).
L'an dernier, j'ai fait un carton plein avec cet album en classe. Les enfants adorent Marcel et ils adorent Anthony Browne.

Bref: Une lecture que je vous recommande.

vendredi 11 septembre 2015

Cette nuit- là de Linwood Barclay

Cette nuit- là de Linwood Barclay, J'ai Lu

La quatrième de couverture: Cette nuit-là « Vous vous réveillez un matin, la maison est vide, votre famille a disparu... » Cynthia a quatorze ans. Elle a fait le mur pour la première fois, telle une adolescente rebelle devant l'autorité familiale. Sauf que, le lendemain, plus aucune trace de ses parents et de son petit frère. Et aucun indice. Vingt-cinq ans plus tard, elle n'en sait toujours pas davantage. Jusqu'à ce qu'un coup de téléphone fasse resurgir le passé...


Ce que j'en pense: Cynthia est une ado de 14 ans qui se réveille un matin dans la maison familiale mais ses parents et son frère ont disparu. On retrouve dans ce roman la vie de Cynthia 25 ans plus tard.

Des rebondissements, de l'action, du suspens que demander de plus. Tous les ingrédients sont présents dans ce roman. Le récit est bien construit et structuré. J'ai deviné la fin ce qui est dommage mais néanmoins, il reste une petite surprise à la fin. Le suspens est quand même pas mal maintenu jusqu'à la fin et une certaine tension émane du roman. L'intrigue est bonne et bien travaillée.
Le roman repose majoritairement sur deux personnages. Terry, le mari de Cynthia et narrateur du roman est fidèle, intelligent, patient. Le lecteur suit l'enquête de son point de vue. Le personnage est très intéressant mais son passé semble inexistant ce qui fait qu'il manque un peu de consistance ce qui est dommage.
Cynthia est la victime de ce roman et elle est très antipathique. Elle passe pour une folle. Elle m'a angoissée et énervée. Elle est intéressante mais pas du tout attachante.
L'écriture de ce roman est simple et agréable. Le choix de la narration est judicieux et permet la création d'un certain suspens. L'apparition d'aune autre "voix" au milieu du roman est surprenante et éveille la curiosité. La mécanique est bien huilée et fonctionne parfaitement. Certaines scènes m'ont vraiment angoissés et je me suis posée beaucoup de questions et je me suis vraiment prise au jeu.

Bref: Un très bon thriller.

vendredi 28 août 2015

Peur Blanche de Ken Follett

Peur Blanche de Ken Follett, Livre de Poche

La quatrième de couverture: Vent de panique sur la Grande-Bretagne : un échantillon du virus Madoba-2 a disparu du laboratoire Oxenford Medical. Le Madoba-2, contre lequel Oxenford cherchait à créer un vaccin, pourrait devenir une arme biologique effroyable, susceptible de contaminer une ville entière en quelques heures.
Alors qu'Antonia, l'ancienne flic devenue responsable de la sécurité, tente de contrôler la situation et de contenir les médias, un groupe de preneurs d'otages séquestre le P-DG, Stanley Oxenford, et sa famille…
Que veulent-ils ? Qui leur a donné les informations confidentielles ayant permis cette offensive ?

Ce que j'en pense: Ken Follett est un des auteurs que j'adore lire et découvrir sans cesse. Je me suis donc lancée dans Peur Blanche les yeux fermés.
Toni est chef de la sécurité dans un grand labo qui gère des virus. Mais, un cambriolage a lieu et elle doit faire face à une situation d'urgence.
L'intrigue est bien menée avec beaucoup de rebondissements. Il y a de l'action mais sans trop en avoir, le scénario est bien ficelé et m'a totalement embarqué. Outre le fait que je me suis demandée combien de situations de genre notre gouvernement nous cache (oui je suis intentinée parano), l'intrigue générale a éveillé chez moi une certaine tension. J'étais à fond avec l'héroïne et je me suis prise au jeu.
Forcément avec un personnage comme Toni, on ne peut qu'avoir envie qu'elle réussisse. Elle a beaucoup de caractère et elle est plutôt bien pensée et travaillée. J'ai été en totale empathie avec elle.
L'autre personnage de ce roman est Kit. Il est complètement à l'opposé de Toni. Il est pleutre mais a une psychologie intéressante (donc il est complètement fracassé).
Il y a un gros travail global sur tous les personnages. Ils sont bien campés et plein de réalisme.
Ken Follett est fidèle à son style. L'écriture est agréable, simple mais efficace. La narration est intéressante car on suit plusieurs personnages à la fois. Le lecteur est sur tous les fronts. J'ai été happée et séduite par ce roman qui s'avère très prenant. L'ensemble est harmonieux et bien ficelé.

Bref: Un très bon polar.

vendredi 21 août 2015

Central Park de Guillaume Musso

Central Park de Guillaume Musso, XO Editions

La quatrième de couverture: Alice et Gabriel n’ont aucun souvenir de la nuit dernière…
… pourtant, ils ne sont pas près de l’oublier.
New York, huit heures du matin.
Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park.
Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin.
Impossible ? Et pourtant…
Les questions succèdent à la stupéfaction. Comment se sont-ils retrouvés dans une situation aussi périlleuse ? D’où provient le sang qui tache le chemisier d’Alice ? Pourquoi manque-t-il une balle dans son arme ?
Pour comprendre ce qui leur arrive et renouer les fils de leurs vies, Alice et Gabriel n’ont pas d’autre choix que de faire équipe. La vérité qu’ils vont découvrir va bouleverser leur existence…
Ce que j'en pense: Alice et Gabriel se réveillent menottés l'un à l'autre sur un banc de Central Park. Rien que le pitch, franchement, ça donne envie. Je me suis donc plongée avec avidité dans cette lecture. Le début est très prenant mais l'intrigue s’essouffle assez vite pour ouvrir sur une fin quelque peu décevante. L'idée de base était donc très bonne. Il y avait un certain dynamisme dans le scénario et puis tout d'un coup, ploc ploc, tout tombe à l'eau. Tout est trop "gros". J'ai trouvé que le rythme était cassé par des ficelles trop grossières. J'ai noté la petite pirouette finale qui surprend, mais désolée, cela ne suffit pas à relever le niveau général du roman. Franchement, les clichés s'enchaînent et tout le long du livre tout oscille entre originalité et bêtises.
Pourtant... Les deux personnages principaux que sont Alice et Gabriel avaient un certain potentiel. Elle, flic au passé douloureux et au caractère bien trempé (comment encore un cliché?!) et lui beaucoup plus intéressant avec de l'humour et du relief. Et là, je m'agace et je dis POURQUOI? Pourquoi ne pas avoir creusé dans ce sens Mr Musso. Pourquoi ne pas avoir approfondi vos personnages au lieu de rester en surface. J'ai ressenti que les protagonistes étaient là pour servir l'histoire, un peu comme des potiches. Mais où est leur âme bordel de Dieu?
Pourtant... l'écriture était agréable au départ. le choix de la narration était judicieux avec des allers- retours dans le passé qui alimentaient le mystère. Les descriptions sont succinctes mais pertinentes, la façon d'amener le petit retournement de situation est subtil mais (oui il y a un mais après autant de compliments!) les dialogues... Comment vous dire... Les dialogues sont faibles, trop longs, trop bateau, trop clichés. J'ai eu la sensation de savoir ce qui allé être dit (pourtant j'ai vérifié, j'avais jamais lu le livre avant). Je n'ai pas été surprise par Guillaume Musso, j'ai été déçue. Globalement, ce livre est un bon divertissement mais il manque THE truc qui fait qu'une fois que l'on a fermé le livre on s'en souvient.
Bref: Pas une lecture mémorable.

lundi 17 août 2015

Anton est magicien d'Ole Könnecke

Anton est magicien d'Olle Könnecke, Ecole des Loisirs

Ce que j'en pense: Anton est un petit garçon espiègle qui se prend pour un magicien.
Cet album met en scène un enfant dans toute son imagination. Il renferme beaucoup d'humour et joue sur la naïveté du lecteur enfant.
Les illustrations sont sympas mais je regrette un peu la trop grande présence du jaune. Lorsque je lis cet album a ma fille, j'essaie de le rendre un peu plus vivant et je m'amuse à lui faire remuer les doigts lorsque Anton croit jeter un sort. De façon générale, elle n'a pas trop apprécié la lecture de cet album, ce qui est dommage car j' l'ai trouvé drôle.

Bref: Un album marrant.

vendredi 14 août 2015

L'Alchimiste de Paulo Coelho

L'Alchimiste de Paulo Coelho, J'ai Lu

La quatrième de couverture: Le récit d'une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d'un trésor enfoui au pied des pyramides. Dans le désert, initié par l'alchimiste, il apprendra à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.

Ce que j'en pense: Enfin, je me lance dans la lecture du mythique Alchimiste de Paulo Coelho. Pour dire la vérité, je l'ai déterrée dans la bibliothèque de mes parents et je l'ai ramenée chez moi où il a encore attendu deux ou trois mois.
L'Alchimiste, c'est l'histoire de Santiago, un jeune berger espagnol qui décide de partir à la conquête de sa Légende Personnelle. Tout au long de sa quête, il rencontre des personnes qui vont l'aiguiller. Peu de rebondissement dans ce roman mais une quête personnelle autour de réflexions sur la nature, la conscience et Dieu. C'est donc un petit conte philosophique que nous livre Paulo Coelho.
Le personnage du berger est modeste et quitte tout pour réaliser son rêve au sens propre du terme. Il est très spirituel, à l'écoute de lui- même et de la nature. J'aimerai avoir autant de spiritualité que ce personnage et autant de discipline mais je suis tellement éloignée de lui que cela a forcé mon admiration. Tout au long de sa quête, Santiago croise divers personnages: un Roi, un Alchimiste, un Anglais, un vendeur de cristaux. Ces protagonistes représentent chacun une étape cruciale vers le but ultime de notre personnage principal.
Les personnages sont tous bien construits, tout comme la trame générale de ce roman.
J'ai trouvé que la narration était agréable. L'écriture est un véritable délice, simple et complexe à la fois. A travers l'histoire, il y a une vraie leçon de vie et une vraie philosophie. L'auteur transmet de façon naturelle ce qu'il a à nous apprendre. Tout découle naturellement et fait de ce roman une lecture agréable et qui arrive même à nous surprendre dans son dénouement.

Bref: Une vraie leçon de vie