mardi 4 décembre 2012

La reine liberté de Christian Jacq


La reine liberté de Christian Jacq


La quatrième de couverture: Au XVIIIe siècle avant Jésus-Christ, à la fin du Moyen Empire, une armée de barbares venus d’Asie, les Hyksos, parvient à envahir l’Egypte. Quarante ans plus tard, l’Egypte exsangue a renoncé à toute forme de lutte. Le chef des Hyksos, Apophis, règne en maître cruel sur l’ancien Empire, installant sa capitale militaire à Avaris et s’acharnant à détruire ce qui reste de la civilisation égyptienne. Une seule cité n’a pas cédé, Thèbes, à la tête de laquelle règne encore une reine désespérée, Téti la Petite. Mais Téti a une fille de dix-huit ans, Ahotep qui n'a jamais accepté la défaite, donc elle décide de prendre la tête de la résistance égyptienne !Entouré de Séqen, un aide-jardinier devenu le mari d'Ahotep, de la reine Téti, de l'intendant du palais, Qaris, et de Héray le boulanger, devenu Supérieur des greniers, de deux résistants (un Afghan et un Égyptien  et de quelques autres gouverneurs, elle fonde un réseau de résistants clandestins pour contrer l'invasion Hyksos!

Mon avis: Christian Jacq nous dépeint dans ses trois tomes une magnifique fresque historique. L'histoire est palpitante et pleine de rebondissements. Notons que Christian Jacq n'a aucun mérite en ce qui concerne la trame générale de l'histoire puisqu'il s'est inspiré de faits réels qu'il a ensuite romancé. Christian Jacq a choisi une période fascinante et peu connu de l'histoire de l'Egypte ancienne et nous l'a fait ainsi découvrir dans ses trois romans. J'ai littéralement dévorée les trois tomes, complètement happée par cette histoire passionnante.
Les personnages sont très stéréotypées, la reine liberté est parfaite en tout point quant au méchant empereur Hyksos, il est mauvais en tout point aussi. En gros, c'est un monde assez manichéen qui nous est décrit. Néanmoins, j'ai développé une certaine fascination pour le personnage de la reine qui reste tout le long des romans la clé de voûte de l'histoire.
Christian Jacq, au-delà de romancer des faits, a également beaucoup insisté sur la dimension magique et religieuse de l'époque. En effet, les Égyptiens étaient de très grands croyants à l'écoute de leur terre et surtout de leurs dieux. J'ai trouvé que la dimension magique des romans donnée une touche originale voire un peu rococo à l'histoire. 
Le bémol de ces romans c'est ,selon moi, la narration. J'ai trouvé qu'elle était d'une platitude affligeante. Des descriptions se limitant au stricte minimum, des successions de faits, des changements impromptus de points de vue, des lourdeurs dans certains passages, tout cela dans un style des plus malhabile font de cette lecture un des plus mauvais livre que j'ai pu lire de l'auteur.
Pour résumer: Une histoire passionnante mais que Christian Jacq n'a pas su mettre en valeur.

Ma note: 6/ 10

Les premières lignes: Immobile depuis plus d'une demi- heure Ahotep vit le dernier garde passer devant la porte principale du palais. Profitant de quelques minutes de battement avant la relève, la belle jeune femme brune de dix- huit ans bondit dans un bosquet de tamaris où elle se cacha jusqu'à la tombée du jour.

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