samedi 28 juillet 2012

De l'adaptation des livres au cinéma et/ou à la télé

Source intarissable d'inspiration, la Littérature est un vaste monde où les réalisateurs, producteurs et autres adorent "piquer" les idées.
Bien évidemment qui dit adaptation dit: digression, liberté d'interprétation voire fantasme totalement délirant autour du thème du livre.

Forcément, la première victime des adaptations au cinéma ce sont les grands classiques:
Les Misérables de Victor Hugo ont donc connu divers traitement plus ou moins réussi (perso Belmondo en Jean Valjean, c'est un peu comme si Oui Oui se prenait pour Voldemort).


Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas connaissent le même châtiment. La pire adaptation selon moi est la dernière en date, celle avec Milla Jojovich. je pense que si Alexandre Dumas avait vu ce film il serait mort une deuxième fois.


Dernières victimes des réalisateurs: Bel- Ami de Maupassant et Jane Eyre de Charlotte Brontë. Je n'ai vu aucun des deux films, néanmoins, j'ai un souvenir très marquant de l'adaptation de Jane Eyre avec Charlotte Gainsbourg. Dans mon souvenir, elle était plutôt fidèle au livre.


D'autres préfèrent s'inspirer de la littérature enfantine. Combien de versions ont connu Blanche Neige, Alice aux pays des merveilles ou encore Cendrillon? Là aussi, les réalisateurs prennent quelques libertés autour de ces contes, arrangeant à leurs sauces les histoires. Lorsque je travaille avec mes élèves sur le genre du conte, je prends souvent des grands classiques (souvent adaptés chez Disney) et je leur lis le texte source. Leur surprise est souvent très grande lorsqu'ils découvrent le texte. Le décalage entre le dessin animé et le texte leur permet d'aborder avec un regard plus critique et avec plus de distance les oeuvres du cinéma qu'ils voient d'ailleurs d'un tout nouvel oeil.
Néanmoins, ne crachons pas trop sur Disney dont la seule ambition est de faire croire aux petites filles qu'un jour leur prince viendra (quoique avec les derniers opus, le débat s'est nettement élevé...).


Autres sources d'inspirations, les romans plus modernes. Ainsi, nous avons vu la télé s'emparer de Sex and the city de Candace Bushnell et le cinéma s'accaparer Twilight de Stephenie Meyer ou encore Harry Potter de J.K Rowling. Les deux derniers derniers sont d'énormes succès au cinéma si bien qu'il nous arrive de nous demander lequel a été écrit en premier.
Exemple: La série True Blood est-elle arrivée avant ou après La communauté du sud de Charleine Harris? La série Vampire's Diaries est-elle apparu avant ou après la version de LJ Smith?


Surfant sur la vague Bit-lit, les livres sur les loups-garous et vampires pullulent de partout ainsi que les séries. On peut sérieusement se poser la question du côté marketing de cette histoire. Qui inspire qui?

Bien sûr, libre à chacun d'apprécier ou pas les adaptations cinématographiques de certains livres.
la vraie question est: Qu'attend-on d'une adaptation?
Une adaptation doit-elle être le reflet exact de ce que nous avons lu? Doit-elle nous montrer une autre facette du livre? Doit-elle être une simple trame sur laquelle le réalisateur tisse sa propre histoire?
Personnellement, j'apprécie de retrouver exactement ce que j'ai lu notamment lorsque c'est un livre que j'ai particulièrement apprécié. Néanmoins, je sais aimer quelques adaptations un peu loufoques de certains classiques, comme par exemple Peau d'âne avec Catherine Deneuve.


Ma courte réflexion autour des adaptations de livres au cinéma et/ou à la télé s'achève avec l'évocation d'une adaptation au cinéma que j'ai vraiment adoré.


Cette version du Seigneur des anneaux de Tolkien est d'une fidélité à toutes épreuves. Bien que certains passages du livre aient été zappés, je trouve ce livre magnifique. Dans le troisième opus nommé Le retour du Roi, on voit apparaître la cité de Minas Tirith. Lorsque je l'ai vu sur l'écran, j'ai eu l'impression que le réalisateur était allé chercher l'image directement dans ma tête et j'ai ressenti une forte émotion à ce moment là du film. D'ailleurs, chaque fois que je regarde cette scène, j'ai un pincement au coeur. Est- ce dû à l'écrivain aux descriptions tellement précises que tout le monde se fait la même image d'un lieu ou au réalisateur qui a eu le goût du détail? Je ne le serai jamais.


Que l'on apprécie ou pas les adaptations au cinéma, que l'on en attende des choses différentes ou pas, ces reflets de nos lectures ne nous laisse jamais indifférents. N'est-ce pas là la finalité de ces deux arts réunis?


N'hésitez pas à laisser votre pierre à l'édifice en laissant un commentaire.





5 commentaires:

Stephie a dit…

Ah moi je l'ai adoré le film de Lelouch qui a fait une adaptation des plus libres et des plus belles, je trouve ;) mais je suis fan de Lelouch

Amandine Aufildesplumes a dit…

Je préfère l'adaptation avec Jean Gabin. C'est toujours très difficile de s'attaquer à un monument comme Les Misérables. Je ne critique pas le travail de Lelouch mais je trouve que le choix de l'acteur est peu judicieux.

Fleur a dit…

J'ai exactement le même avis que toi sur la dernière adaptation des Trois Mousquetaires...

Amandine Aufildesplumes a dit…

En regardant le film je faisais des grands oh et ah en me disant que c'était un massacre. Pourtant l'histoire en elle même est assez moderne.

ISA a dit…

Y a aussi des adaptations radiophoniques qui permettent de conserver davantage de l'oeuvre mais aussi la rendre plus vivante, par exemple les célèbres Maitres du Mystère ou encore les adaptations des romans de Dumas Pauline, Le chevalier de Maison Rouge ...
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