vendredi 17 septembre 2010

Mort et vie de Bobby Z de Don Winslow

Avant tout, je tiens à remercier Blog- O- Book et les éditions Livre de Poche pour leur confiance.


La quatrième de couverture : Tim Kearney n’a jamais eu de la veine. Incarcéré à la suite d’un braquage raté, il risque bientôt la perpétuité pour avoir tué un Hell’s Angel en prison. C’est alors que le chef de la brigade des stups lui propose un deal. Afin de récupérer un de ses agents retenu par un caïd mexicain, le flic a promis de lui livrer un jeune seigneur de la drogue, le légendaire Bobby Z. Le hic, c’est que Bobby Z est mort… Mais Tim Kearney est son parfait sosie. Pas facile pour un loser de première d’incarner une légende. Pourtant, avec un peu d’entraînement, Kearney pourrait faire illusion. Ou y laisser sa peau…

Mon avis : Mon opinion est plutôt mitigé sur ce roman. L’intrigue est bien prenante, nous enrôlant dans une histoire rocambolesque où géants de la mafia mexicaine et policiers américains se confrontent. Malgré quelques passages « à vide », l’histoire est accrocheuse et le sujet de départ est idéal pour commencer un bon policier. Sauf que, l’auteur multiplie les personnages et cela m’a embrouillé.
Il y a beaucoup trop de personnages avec des noms qui se ressemblent, si bien que je ne me souvenais plus de qui était qui. De plus, les chapitres vont d’un personnage à l’autre ce qui à accentuer cet effet. Néanmoins, le personnage de Tim Kearney (c'est-à-dire le personnage central) a une psychologie fascinante que l’auteur a su décrire avec minutie tant et si bien qu’arrivée à la fin du livre, je me surprenais à réfléchir un peu comme lui. En effet, selon moi, la force de ce livre résulte dans ce personnage central, tout à fait charismatique auquel on s’attache au fur et à mesure de notre lecture.
Le style de l’auteur quant à lui est plutôt détaché. Je ne trouve pas de mot approprié actuellement pour décrire celui- ci. En effet, sautant d’un personnage à un autre et donc d’un point de vue à l’autre, le style nous donne une impression de flash accentuée par des chapitres plutôt courts et qui font penser un peu à des séquences de cinéma. L’écrivain a également une écriture brute, voire vulgaire, qui ne m’a pas dérangé mais qui peut poser problème. Une des spécificités de cette écriture, c’est qu’il transcrit les pensées de ces personnages de manière brute et donc en utilisant parfois des mots crus. Don Winslow s’inscrit également dans le style du roman noir et du polar.
Pour résumé : L’intrigue même très bonne au départ a été parasitée par l’apparition d’une multitude de personnages. Bien que s’inscrivant dans le style du roman noir, du polar (mon genre de prédilection), je n’ai pas accroché plus que ça à cette œuvre. Je ne suis même pas sûre de relire un jour une œuvre de cet auteur.

2 commentaires:

virginie a dit…

La marque de Winfield est excellent!

Au fil des plumes a dit…

J'espère, mais en général avec Ken Folett on est rarement déçu!