vendredi 17 juillet 2015

Les vieilles peaux de Danièle Ohayon

Les vieilles peaux de Danièle Ohayon, Lemieux éditeur


La quatrième de couverture: Premier opus d’une série intitulée « La Maison des Dames », ce polar d’idées aborde des sujets de société dérangeants comme le vieillissement et sa place dans la cité. 

« Peu prisé des Parisiens qui partent en masse passer leurs week-ends à l’ouest de la capitale, le sud de l’Aisne, à une heure et quart de Paris, dévoile une beauté douce. C’est une modeste provinciale aux atouts discrets et sûrs, quels que soient les caprices du temps. Les chanceux qui l’ont découverte y restent attachés comme Thésée au fil d’Ariane. »
En quelques lignes, Danièle Ohayon campe son univers de fausse douceur, de lumière mouillée et de perversité. Autour de la Maison des Dames et du personnage central, la toubib humaniste Mars Catalano, se déploie une histoire vénéneuse où le théâtre des apparences perd délicieusement le lecteur. Des terres de l’Aisne à la banlieue parisienne sévit un serial-killer d’un nouveau genre : un tueur de personnes âgées. Où l’on voit aussi des activistes pro-seniors, les Indignés gris, un journaliste suspect, une fonctionnaire en burn-out, une étrange station de radio et même un médecin tchadien en exil.


Ce que j'en pense: Je ne connaissais pas du tout l'auteure de ce roman et c'est avec beaucoup d'attentes que je me suis plongée dans cette lecture. 
Suite à la mort énigmatique de plusieurs personnes âgées, une enquête policière est ouverte. Par inadvertance Adam se retrouve suspect numéro un.
Le scénario se déroule tranquillement mais sans grand rebondissement. Le rythme est parfois un peu mou. Le roman est beaucoup plus orienté vers la réflexion qui se déroule pendant l'enquête et moins dans l'action et le suspens. Nous découvrons les choses au fur et à mesure. Pas de grande surprise à la fin du roman seulement une enquête qui se boucle. Un polar qui suit les traditions mais qui manque de peps.
Les personnages de ce polar sont nombreux. Au tout début du roman, un organigramme nous présente chaque protagoniste. C'est une heureuse idée car j'ai fait beaucoup d'allers- retours vers cette page. Parmi la multitude de personnages, aucun ne se détache vraiment. Ils sont tous ordinaires et un peu plats sur la première partie du roman et prennent un peu plus de relief sur la seconde partie. Malheureusement, j'ai trouvé que certains aspects de ces personnages étaient sous exploités alors qu'il y avait une bonne matière. Globalement, j'ai trouvé les protagonistes pas assez fouillés et aboutis.
Le style d'écriture de l'auteure est très classique. Il n'y a pas de lourdeur, la narration est intéressante et les descriptions subtiles. J'ai trouvé quelques faiblesses dans les dialogues mais l'ensemble reste plutôt agréable.

Bref: Un roman qui se lit bien mais sans réel plus.


Je remercie les éditions Lemieux éditeur pour ce partenariat.

2 commentaires:

Jérôme a dit…

Pas de quoi s'emballer, donc.

Amandine Aufildesplumes a dit…

Exactement! Pourtant le titre et le synopsis m'avait vraiment interpellé!